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Le métier d'agence de traduction ou d'interprétariat englobe de nombreuses facettes regroupant plusieurs domaines d'activité et secteurs professionnels, comme les métiers juridiques, financiers, techniques, marketing ou autres spécialisations professionnelles. Pour chacune de ces facettes, nous devons apporter une réponse adaptée, efficace, et avec la plus grande fidélité vis à vis des documents originaux qui nous sont confiés. Pour réussir ce challenge, nous avons construit notre expertise d'agence de traduction à la fois sur les compétences de nos traducteurs, et sur des processus qualité rigoureux.

Retranscrire en anglais l’emploi de «tu» et «vous»

traduction en anglais du tu et du vous

En français, nous utilisons les pronoms personnels et les déterminants possessifs pour distinguer le tutoiement du vouvoiement : « tu » et son pluriel « vous ». Leur emploi est choisi en fonction du degré de politesse souhaité (au singulier seulement car au pluriel, c’est le « vous » qui l’emporte lorsque l’on souhaite s’adresser à plusieurs personnes que l’on tutoie.). Le vouvoiement est ainsi perçu comme une marque de respect tandis que le tutoiement se fait l’écho d’une certaine familiarité. L’emploi de cette distinction grammaticale est subtil et souvent subjectif et nous le pratiquons de façon inconsciente. Mais, voilà, en anglais, cette distinction grammaticale n’existe pas. Comment retranscrire cette distinction française lors de vos traductions en anglais ?

Le « you » anglais

La distinction entre le tutoiement et le vouvoiement n’existe pas en anglais, dit-on. Cette affirmation n’est pas tout à fait exacte. Il serait plus heureux de dire que cette distinction de politesse n’existe pas telle que nous la pratiquons, grammaticalement, en français. Certes, l’anglais n’utilise qu’un seul pronom pour marquer la deuxième personne, au singulier comme au pluriel : le fameux « you ». Ah tout semble plus aisé dans la langue de Shakespeare ! Là encore, ce n’est pas si simple. Puisque nous parlons de Shakespeare, il faut savoir que l’anglais ancien utilisait « thou » (l’équivalent de notre « tu ») pour faire la distinction avec le « you » (qui était donc à l’origine l’équivalent de notre « vous » et oeuvrait en tant que formule de politesse) mais aujourd’hui son emploi est tombé en désuétude. Certes, les anglais n’ont pas à hésiter entre le « tu » et le « vous » lors de ces conversations kafkaïennes qui nous ont tous mis mal à l’aise. Mais les anglais ne sont pas impolis pour autant. Ils ont leur propre code ou subtilité de langage.

Comment traduire « tu » ou « vous » en anglais ?

Comment le traducteur distingue-t-il le tutoiement du vouvoiement lorsqu’il s’agit de passer d’une langue à l’autre ? Voici quelques éléments de réponses :

Une question de contexte.

Là où le français va noter la courtoisie ou l’intimité de manière lexicale, l’anglais va en donner des indices. Il faut donc étudier le contexte dans lequel l’échange se déroule. Le ton adopté, le comportement (qui peut passer par une description de la gestuelle), le choix sémantique (du sir, madam au dear en passant par tout un panel de friend, mate, pal, etc.).

Trouver des astuces.

Ainsi, la traduction met en place des techniques : la modulation, la collocation, la compensation, l’explication… Autant de procédés techniques employés par les traducteurs pour résoudre un passage « difficile ». La traduction n’est pas un mot à mot ! C’est souvent par l’usage des prénoms, que l’anglais fait la distinction entre politesse (« Mrs Robinson ») et familiarité (« Elaine »).

Ainsi, les notions de politesse ne sont pas les mêmes en français et en anglais. Il n’existe pas d’équivalent lexical du vouvoiement et du tutoiement en anglais. Le respect ou la familiarité s’expriment d’une autre façon… la courtoisie est à distinguer dans le contexte et la façon de s’adresser à son interlocuteur. Il peut s’agir d’une différence perceptible dans la distinction entre un ton solennel et un ton familier. Mais encore faut-il pouvoir ajouter ce sens lors de la traduction. Il ne s’agit pas forcément là de trahison (éternel débat autour de la notion de traduction) car la traduction d’un texte n’est pas un mot à mot mais l’adaptation la plus fidèle possible d’une langue source vers une langue cible.

Bonus : les formules de politesse ou « greetings »

Pour se présenter

  • Good morning / Good afternoon / Good evening
  • How are you ?
  • May I introduce myself ?
  • Pleased to meet you
  • How do you do

Dans un courrier

  • Dear sir / Dear Mr / Dear Madam / Dear Mrs / Dear Miss
  • Dear Sirs / Gentlemen

Pour remercier

  • Many thanks for your help
  • You’re welcome
  • It’s my pleasure

Pour s’excuser

  • I beg your pardon
  • Please let me apologize for

En signature d’un mail ou d’un courrier formel

  • Best regards / Best wishes
  • Thanking you in advance
  • I look forward to hearing from you
  • Yours sincerely
  • Yours faithfully

Une petite cuisine personnelle sauce Google Traduction est-elle bien raisonnable ? Le traducteur professionnel est formé pour faire face à ce type de particularisme. Il est au fait des subtilités de chaque langue. Il en connaît les expressions, les particularités et maîtrise les techniques qui permettent d’affronter, avec rigueur et nuance, les difficultés que l’on peut rencontrer dans le passage d’une langue source à une langue cible. Le traducteur doit faire preuve d’un esprit futé car il ne s’agit pas seulement d’une libre interprétation. Il s’appuie sur des indices, qui l’aident à choisir. Comme la présence de termes familiers ou le contexte (amical, professionnel, amoureux…) dont nous avons parlé. Enfin, il faut également garder en tête les différences culturelles. Nos codes diffèrent. Le traducteur ne traduit pas mot à mot, il doit prendre en compte la culture commune de ceux qui parlent la langue cible.